  

Pour faire fonctionner un moulin à papier, il faut évidement de l'eau. Un jésuite auvergnat du XVIIe sicle, le pre Imberdis écrivait : " Choisissez une région au climat doux et tempéré, car l'eau du ruisseau ne doit pas geler l'hiver ni se tarir l'été ", ce qui rendrait le travail impossible.
A propos de la qualité de l'eau il ajoutait : " Je tiens pour la meilleure celle dont le cristal pur et transparent laisse apercevoir le plus petit grain de sable sous sa profondeur. "
De ce point de vue, la Sorgue offre évidement toutes les garanties. Voilà pourquoi au XVIIIe siècle on comptait à Fontaine de Vaucluse jusqu'à 4 moulins.
L'eau, c'est à la fois l'énergie du moulin, et la chimie du papier. Amenée par le bief, étroit canal fabriqué en bois ou en métal, elle s'écoule " par-dessous ยป la roue, poussant ses aubes (pales en bois), ce qui la fait tourner dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La roue du moulin de Vallis Clausa atteint 7 mètres de diamètre pour 2 mètres de large, elle porte 48 pales.
|